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Lyon et Monaco tiennent leur finale

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Les tops et les flops de la 36e journée de Ligue 1.
Les tops et les flops de la 36e journée de Ligue 1.

Comme chaque semaine, MadeInFOOT.com vous propose son top/flop, regroupant les actions qui ont satisfait ou déçu la rédaction à l'issue du week-end. Focus ce lundi sur la 36e journée de Ligue 1, marquée notamment par la première victoire de l'Olympique de Marseille depuis près de trois mois en championnat.

Les tops :

Paris écrit encore l'histoire

S'il existe des records que le PSG n'a pas encore battu en Ligue 1, ils restent peu nombreux. Après avoir acquis, il y a plusieurs semaines déjà, son quatrième titre de champion de France d'affilée, le club de la capitale en a égalé un : son record de points décrochés en une saison (89 points). Un record établi en 2013-2014. Et qui devrait donc voler en éclat lors des trois derniers matchs que doit encore disputer le PSG jusqu'à la fin de la saison (les hommes de Laurent Blanc ont un match en retard à disputer face à Bordeaux, mercredi 11 mai). Face à Rennes, les coéquipiers de Zlatan Ibrahimovic en ont aussi profité pour faire oublier la virée, très médiatisée, du côté de Las Vegas (4-0). S'ils n'ont véritablement joué qu'une mi-temps, la deuxième, les Parisiens ont fait volé en éclat de pâles Bretons. Maxwell a d'abord conclu un mouvement collectif par une action individeulle de toute beauté pour l'ouverture du score. Ibra a ensuite inscrit ses 33e et 34 buts de la saison en championnat alors que Cavani a conclu l'affaire d'une belle frappe enveloppée. Nette et sans et bavure.

Lyon et Monaco tiennent leur finale

Ils l'attendaient depuis des mois, ils y auront donc droit. Depuis le début de leur remontée au classement, les joueurs de l'Olympique Lyonnais s'étaient fixés la 37e journée comme date clef pour aller chercher leur objectif déclaré : la deuxième place de Ligue 1 et, donc, une qualification directe pour la prochaine Ligue des Champions. Samedi, les hommes de Bruno Genesio auront même la main face à Monaco et pourraient ainsi se "contenter" d'un match nul pour conserver leur rang. Conséquence de leur victoire, difficile mais précieuse, devant le Gazélec Ajaccio, samedi soir au Parc OL (2-1). Quelques dizaines de minutes plus tôt, Monaco avait fait le travail, là aussi en se faisant quelques frayeurs, en venant à bout de Guingamp à Louis-II (3-2). Si l'OL garde un avantage avec une différence de buts favorable (+22 contre +10) et une invincibilité, jusqu'à présent, dans son nouveau stade, l'ASM n'a pas dit son dernier mot. Et son expérience, symbolisée par des joueurs comme Carvalho, Raggi, Toulalan ou Moutinho, peuvent encore lui permettre de faire pencher la balance en sa faveur.

L'OM s'offre le maintien et du répit

Trois mois quasiment jour pour jour. C'est le temps qu'aura duré la traversée du désert marseillaise. Depuis le succès face à Montpellier, le 2 février dernier (1-0), l'OM a enchaîné onze matchs sans victoire. Une triste série à laquelle les hommes de Franck Passi ont donc mis fin, ce dimanche, du côté d'Angers (1-0). Après avoir manqué une occasion en or dans les premières minutes, Michy Batshuayi a finalement trouvé la faille pour offrir trois points et un peu de confiance au club phocéen. Avec ce succès, l'OM est désormais officiellement maintenu, à deux journées de la fin de la saison. Une fin de saison qui ne sera pas, pour autant, sans enjeu pour les coéquipiers de Steve Mandanda. Samedi soir, ils joueront leur dernier match de la saison au Vélodrome, face à Reims. Un stade où ils n'ont plus gagné depuis près de huit mois et quinze rencontres (onze nuls et quatre défaites). Après un déplacement à Troyes lors de la dernière journée, les Phocéens pourront aussi se tourner vers leur finale de la Coupe de France face au PSG, le 21 mai. Un immense défi qui pourrait tout de même permettre aux Marseillais de sauver leur saison avec un titre et une qualification européenne.

Les flops :

Nice rate la marche

Dans la course à l'Europe, la moindre contre-performance peut coûter cher en plein sprint final. Samedi après-midi, l'OGC Nice en a fait les frais du côté de Nantes (0-1). Rapidement pris à la gorge, les Aiglons sont passés à côté de leur rencontre. Après avoir tapé les deux poteaux puis la transversale, les Canaris ont réussi à faire la différence en deuxième période sur une frappe en pivot de Thomasson dans la lucarne de Cardinale. Ils n'avaient pourtant pas remporté un seul de leurs cinq derniers matchs (quatre défaites, un nul). Mais Nice est tout de même tombé dans le piège. Avec des conséquences directes au classement. A deux points de la deuxième place avant cette 36e journée, les hommes de Claude Puel ont très certainement dit adieu au podium ce week-end. Et ils devront désormais disputer un match décisif, samedi, face à Saint-Etienne pour reconquérir leur quatrième place. La bataille à trois avec Lille promet, en tout cas, d'être disputé jusqu'au bout.

Ruffier masque le désert stéphanois

Sept arrêts en 26 minutes. Samedi après-midi, Stéphane Ruffier a réalisé une performance de très haute volée. Ben Yedder, Braithwaite, Somalia... tous les joueurs toulousains qui ont tenté leur chance ont fini par buter sur le mur stéphanois. Le portier adverse a même sorti un penalty dans les premières minutes. Il a surtout sauvé les siens d'un véritable naufrage. Car la prestation de Ruffier, samedi, dans le Chaudron, n'est que l'arbre qui cache la forêt. Dans la course à l'Europe, les hommes de Christophe Galtier ont proposé une prestation extrêmement pauvre. Après cinq victoires consécutives sans encaisser de but, les coéquipiers de Loïc Perrin marquent un sérieux coup d'arrêt (0-0). D'autant plus qu'ils ont aussi perdu leur capitaine, exclu pour la première fois de sa carrière, mais aussi Sall, sorti sur blessure en première période. Deux coups du sort qui pourraient peser lourd lors des deux dernières échéances. A commencer par le déplacement délicat à Nice, samedi soir, un concurrent direct dans la course à la quatrième place. Avant la réception de Lille, lors de la 38e et dernière journée de la saison.

Reims se tire une balle dans le pied

On joue la 83e minute de la rencontre entre Reims et Montpellier, samedi soir, à Delaune. Prince Oniangué vient juste d'égaliser pour les Rémois. Un but important dans la course au maintien. Sauf que les hommes de David Guion, récent successeur d'Olivier Guégan, vont ensuite se saborder. Dans la minute qui suit, les Champenois encaissent un but sur corner, laissant Congré libre de tout marquage. Avant que Sanson ne scelle le sort de cette rencontre à la 86e minute (2-4). La réduction du score de Bifouma dans le temps additionnel restera anecdotique. A deux journées de la fin de la saison, Reims se retrouve donc dans une situation très compliquée. Relégables avec un point de retard sur Ajaccio, les Champenois vont enchaîner un déplacement à Marseille avant la réception de Lyon. Un calendrier bien délicat alors que Toulouse revient fort dans cette course à trois pour une seule place parmi l'élite. "On est toujours en vie", a assuré Aïssa Mandi à l'issue de cette nouvelle défaite. Toujours en vie mais désormais au pied du mur.