Etude

À l'AS Monaco, la stabilité est de mise pour les entraîneurs

Commentaire(s)
Robert Moreno, l'entraîneur de l'AS Monaco.
Robert Moreno, l'entraîneur de l'AS Monaco.

Une étude menée par l'Observatoire du football du CIES révèle, sans grande surprise, que les entraîneurs ne restent que rarement en poste dans le même club. En Ligue 1, la palme de l'instabilité revient au LOSC.

Commençons cet article par une lapalissade : le métier d'entraîneur est un job à risque, tout le monde le sait. En cas de mauvais résultats de son équipe, le technicien assis sur le banc de touche est le premier fusible à sauter. Dans sa dernière lettre hebdomadaire, dévoilée ce lundi, le Centre international d'étude du sport (CIES) via son Observatoire du football s'est intéressé aux nombreux changements d'entraîneurs dans les 84 premières divisions du monde entier, entre janvier 2015 et décembre 2019. L'occasion pour l'institut de chiffrer la "durée de vie" d'un entraîneur. La moyenne est de 40,6 matches sur le banc, soit à peine une saison. Seulement 30 des 766 clubs étudiés n'ont pas changé d'entraîneur sur la période.

Bien évidemment, la situation varie presque du tout au tout d'un pays à l’autre. Tout en haut du classement des championnats où il ne fait pas bon entraîner se trouve la Bolivie. Sur la période observée par le CIES (quatre saisons pleines et deux demi-saisons), les clubs du pays ont connu 9,1 coaches en moyenne. En revanche, les premières divisions suédoise, islandaise, nord-irlandaise, ainsi que la Major League Soccer (MLS), misent sur la continuité avec 2,6 entraîneurs en moyenne. Concernant le big-five, comprenez les cinq plus grands championnats européens, l’Espagne consomme le plus d'entraîneurs (4,6), devançant l'Italie (3,9), l'Allemagne (3,8), la Ligue 1 (3,4) et la Premier League (3,2).

Avec cette moyenne, la Ligue 1 figure au 18ème rang mondial. En France, sur les douze seuls clubs continuellement présents dans notre élite sur cette période, le LOSC est la formation la plus instable avec huit entraîneurs en cinq ans. Chez les Dogues, un technicien a seulement passé 23,9 matches sur le banc en moyenne depuis 2015. Derrière le club nordiste, on retrouve le FC Nantes avec sept entraîneurs, puis l'AS Saint-Etienne et les Girondins de Bordeaux à égalité avec six techniciens. Chez les bons élèves, la palme revient à l'AS Monaco avec seulement deux coaches pour une moyenne de 94 matchs dirigés. Le Paris Saint-Germain et l'OGC Nice complètent le podium avec trois coaches, soit une moyenne de 63 matches.

NOMBRE D'ENTRAÎNEURS DEPUIS 2015

  • Lille : 8 entraîneurs, 23,9 matches de moyenne
  • Nantes : 7 entraîneurs, 27 matches de moyenne
  • Saint-Etienne : 6 entraîneurs, 31,7 matches de moyenne
  • Bordeaux : 6 entraîneurs, 31,7 matches de moyenne
  • Rennes : 5 entraîneurs, 37,8 matches de moyenne
  • Marseille : 5 entraîneurs, 37,8 matches de moyenne
  • Montpellier : 5 entraîneurs, 38 matches de moyenne
  • Toulouse : 5 entraîneurs, 38 matches de moyenne
  • Lyon : 4 entraîneurs, 47,5 matches de moyenne
  • Paris : 3 entraîneurs, 63 matches de moyenne
  • Nice : 3 entraîneurs, 63,3 matches de moyenne
  • Monaco : 2 entraîneurs, 94 matches de moyenne