Falcao parmi les tops de ce premier tiers de saison

Après 12 journées de Ligue 1, l'heure est au premier bilan
Après 12 journées de Ligue 1, l'heure est au premier bilan

En cette période de trêve internationale, marquée par les deux matchs amicaux de l'équipe de France, l'heure est venue de dresser un premier bilan du championnat de France. Paris est intraitable, Nantes s’est emparé du costume de surprise, et Metz paraît déjà condamné : Voici ce qu’il faut retenir après 12 journées de Ligue 1.

Le top : Paris n’a presque rien lâché en route

Un match nul à Montpellier (0-0), un autre plus compliqué à Marseille un mois plus tard (2-2), pour quatre petits points lâchés : Unai Emery et ses hommes n’ont pas de temps à perdre en championnat. Et ne veulent certainement pas laisser le temps à Monaco (ou un autre) d’espérer lui rafler pour la deuxième saison consécutive un titre qui leur est pourtant promis à chaque entame d’exercice. Avec les arrivées de Neymar et Kylian Mbappé cet été, le contraire aurait certes été un non-sens. Mais les matchs ne se jouent pas tout seuls et le PSG a le mérite d’assurer très souvent le spectacle (6-2 contre Toulouse, 5-1 à Metz, 6-2 contre Bordeaux, 5-0 à Angers), à l’image de ce que font régulièrement le FC Barcelone ou le Real Madrid en Liga. Paris le sait, c’est en Ligue des champions qu’il est attendu. Mais le club francilien, à l’exception peut-être du Classique, n’a pas triché dans l'attitude en championnat. Rendez-vous après la trêve hivernale, quand les matchs « qui comptent » vont arriver alors que le Mercato hivernal aura certainement fait un peu de ménage dans l’effectif…

Les flops : Lille joue le maintien, Rennes a traîné au démarrage, Nice accuse le coup

Le LOSC est la grand gagnant de cette catégorie. Marcelo Bielsa, star du Mercato lillois, était censé tirer le meilleur d’un effectif voulu jeune et annoncé prometteur. Le tout avec, certainement, une place européenne à la clé dans un coin de la tête du technicien argentin. Mais force est de constater que les Dogues jouent pour l’instant le maintien, englués à la 19e place avec, certes, un match de retard. Malgré un léger mieux constaté dans le jeu lors de la défaite contre Marseille (0-1) puis de la victoire victoire à Metz (3-0), Bielsa et ses hommes ont décroché le même nombre de points qu’ils n’ont inscrit de buts depuis l’entame de cette saison : neuf. Un comble pour un coach aux intentions résolument offensives. Le déplacement en Moselle avait déjà des allures d’ultimatum. La suite sera tout aussi importante, sur fond de tensions avec Luis Campos, directeur sportif du club.

Dans une moindre mesure, l’impression laissée par le Stade Rennais est la même : celle d’un début de saison largement en-dessous des attentes. Malgré un recrutement séduisant (Wahbi Khazri, Ismaïla Sarr, Benjamin Bourigeaud, Faitout Maouassa, …) les Bretons ont plus que tardé à l’allumage et n’ont engrangé que six points sur les neuf premières journées. Avant d’en prendre neuf sur les trois rencontres qui ont précédé cette trêve hivernale. Comme son homologue lillois, le SRFC manque cruellement d’un vrai buteur, et sa bonne série entamée par une victoire face au LOSC pourrait être fragilisée par les bouleversements en interne. Alors qu’ils ont remplacé respectivement René Ruello et Christian Gourcuff, Olivier Létang et Sabri Lamouchi n’auront que peu le droit à l’erreur.

Pour Nice, le problème est différent. Malgré les arrivées de Wesley Sneijder, d’Allan Saint-Maximin, ou encore de Nampalys Mendy, les départs de Dalbert, Ricardo Pereira, Paul Baysse et Valentin Eysseric se font cruellement ressentir. Amputé d’éléments moteurs, l’OGCN semble être essoufflé après deux saisons à tourner en surrégime. Son entraîneur Lucien Favre tâtonne et cherche encore le système de jeu idéal. Résultat, l’équipe qui a terminé troisième du dernier championnat n’a que trois points d’avance sur Strasbourg, qui occupe la place de barragiste. Le tout avec des matchs de Ligue Europa à gérer en milieu de semaine… Une chose est sûre, Nice attendra mieux de Jean-Michaël Seri, Alassane Pléa ou encore Mario Balotelli à la reprise et pour la suite du championnat. Dans le cas contraire, c’est un sacré coup de frein qui attend le club de Jean-Pierre Rivère et son projet séduisant.

La surprise : Nantes, made in Ranieri

Cinquième de Ligue 1, Nantes est aussi la cinquième pire attaque du championnat. C’est tout le paradoxe du début de saison des Canaris, qui ont fait des victoires par un but d’écart leur spécialité. La recette, c’est à Claudio Ranieri qu’il faut la demander. Le technicien italien, champion d’Angleterre avec Leicester en 2016, la joue efficace avec un effectif modeste qui a perdu Amine Harit et Guillaume Gillet à l’intersaison. C’est ce qui a calmé l’ardeur de ceux qui n’ont pas pu s’empêcher de comparer le club de Waldemar Kita à celui qui restera l’une des plus grosses surprises de l’histoire de la Premier League. Plus que les neuf points qui séparent Nantes du PSG, c’est le manque de « grands » joueurs, d’éléments susceptibles de porter le collectif, ou du moins de révélations qui coupe court au moindre rêve de titre. Pour autant, à ce rythme-là, les Canaris peuvent au moins espérer une place européenne. Ce serait déjà un sacré exploit.

L’équipe déjà condamnée : Pour Metz, la saison risque d’être longue

Trois petits points, cinq buts inscrits, 24 encaissés…et une 20e place plus que logique. Metz est déjà au fond du gouffre après douze journées et doit se demander quel chemin il peut bien emprunter pour apercevoir ne serait-ce qu’un rayon de soleil. Le départ de Phillipe Hinschberger, fraîchement remplacé par Frédéric Hantz, n’a pas apporté l’électrochoc escompté face à Lille. Nolan Roux et Emmanuel Rivière, qui ont récemment débarqué, ne parviennent pas à porter une attaque bien terne. Avec une moyenne de deux buts concédés par match, les Grenats vont devoir resserrer les boulons défensivement et apprendre, dans un premier temps, à ne pas perdre. Ou, du moins, à moins perdre. Metz n’a en effet pas enregistré le moindre match nul pour le moment…

Les joueurs : Cavani et Falcao fidèles à leurs standards, Fekir renaît

Individuellement, Edinson Cavani, Radamel Falcao et Nabil Fekir ne sont pas seulement les trois meilleurs buteurs de Ligue 1. Ils sont aussi les joueurs qui ont su prendre le costume de leader que l’on attendait d’eux, dans des équipes qui composent le podium de Ligue 1.

La mention particulière revient peut-être à Edinson Cavani, que l’on attendait plus dans l’ombre avec les arrivées de Mbappé et surtout de Neymar. Mais l’Uruguayen est incontestablement, du moins dans les chiffres, l’homme fort du trio d’attaque parisien. Le club de la capitale s’en est d’ailleurs régulièrement remis à lui dans les moments chauds, comme sur ce coup-franc inscrit dans les derniers instants face à Marseille. Plus en retrait dans le jeu, où les combinaisons offensives s’effectuent souvent entre les deux recrues de l’été, El Matador n’a rien perdu de sa combativité et de son sens du but. Il est donc naturellement toujours aussi précieux.

Dans le même registre de serial buteur, Radamel Falcao porte grandement un secteur offensif largement remanié lors du dernier mercato du côté de l’AS Monaco. Thomas Lemar revient fort mais a connu un trou d’air, alors que les recrues telles que Keita Baldé montent progressivement en puissance. Stefan Jovetic a lui l’allure d’un flop. Le Colombien n’a de son côté rien perdu du niveau qui était le sien lors de la conquête du titre la saison dernière. Son importance est d’autant plus nette que Kylian Mbappé ou Bernardo Silva ne sont plus là pour briller à ses côtés.

Dans le genre patron d’un secteur offensif en reconstruction, Nabil Fekir n’est pas mal non plus. Bien aidé par les débuts réussis de Mariano, le natif de Villeurbanne est cependant le garant de l’identité de jeu lyonnaise et semble réussir à l’inculquer progressivement à ses nouveaux coéquipiers. Le gaucher est revenu, et a même peut-être dépassé son meilleur niveau, tant par ses statistiques (11buts, 3 passes décisives), que son influence dans le jeu rhodanien. Bien aidé par une condition physique redevenue optimale, il a porté presque tout seul une équipe critiquée en début de saison, et a été à l’origine de l’excellente série lyonnaise en cours grâce à son coup franc dans le temps additionnel face à Monaco le 13 octobre dernier (3-2).


Réagissez à l'article "Falcao parmi les tops de ce premier tiers de saison"