Entre Rybolovlev et la galère sportive, Vasilyev fait une grosse mise au point


Vasilyev se lève en capitaine dans la tempête
Vasilyev se lève en capitaine dans la tempête

Monaco, rien ne va plus ! Dix-neuvièmes de Ligue 1 côté sportif, un propriétaire reparti discrètement en Russie côté extra-sportif... au milieu de tout cela, Vadim Vasilyev s'érige en pilier. Il met les choses au clair auprès du Canal Football Club.

"Comme disait Chirac, les emmerdes volent toujours en escadrille." Face aux caméras du Canal Football Club, Vadim Vasilyev semble étonnamment détendu pendant que Monaco semble couler de toutes parts. Sur le terrain, les joueurs n'ont gagné aucun de leurs dix-sept derniers matches... "On n'a jamais eu autant de joueurs blessés, plaide le président de l'ASM. On manque de confiance et de réussite." Même depuis l'arrivée de Thierry Henry, aucune amélioration n'est constatable... L'homme d'affaire coupe : "Il n'est pas le pompier de service."

L'ancien adjoint de Roberto Martinez "est là pour le long terme, pas sur le court terme", promet le dirigeant russe. Pour longtemps, mais avec quelle équipe ? Vadim Vasilyev en est persuadé, vendre Fabinho ou Thomas Lemar "était nécessaire. Notre modèle est risqué, nous le savions, mais c'était le plus viable pour l'ASM." Cela étant, le président surprend. "Le premier responsable, c'est moi, en tant que dirigeant. Bien sûr, les joueurs ont leur responsabilité, mais je suis le premier."

Loin de se défausser, il assume, comme un capitaine dans la tempête. "Des erreurs ont été commises. Les ventes de joueurs ont joué un rôle, mais le foot n'est pas une science exacte." Et Monaco n'avait d'autre choix que de vendre... conséquence, pas de victoire depuis la première journée, et un climat délétère. D'autant plus que le propriétaire, Dmitri Rybolovlev a quitté la France et semble prêt à céder le club. "C'est possible qu'il vende le club... mais seulement si l'ASM réalise son rêve, remporter la Ligue des Champions." Oui, Vadim Vasilyev en est sûr, l'AS Monaco va continuer de battre pavillon russe... mais le navire semble de plus en plus proche de chavirer.